Ce qu’il faut savoir sur le Tencel, cette matière douce et écoresponsable

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On vous a déjà beaucoup parlé du micromodal, cette fibre de bois fabriquée en Autriche. 

Nos futurs Henley et boxer long mettront à l’honneur une fibre cousine : le Tencel. Tout comme le micromodal, le Tencel est produit à partir de cellulose de bois, et toujours originaire d’Autriche.

Si nous devions vous résumer ses avantages en 5 adjectifs, nous vous dirions que le Tencel est : 

  • Très doux
  • Respirant
  • Thermorégulant
  • Anti-bactérien 
  • Résistant

A la découverte du Tencel 

Le Tencel est une matière innovante, made in Europe, avec des qualités qui la rendent très adaptée aux vêtements de l’intime ou aux vêtements sportifs. C’est aussi une matière écologique, naturellement biodégradable, qui montre avec brio que l’industrie textile peut trouver des alternatives intelligentes face aux matières jetables de mauvaise qualité. 

Couplée à de la laine mérinos de qualité supérieure, nous pouvons ainsi obtenir une toile à la fois douce, confortable et techniquement performante, qui fait clairement la différence par rapport à du 100% coton. Cet alliage est réalisé sur-mesure par notre atelier au Portugal, nous permettant de choisir le rendu et le grammage au détail près. C’est la toile que nous utiliserons pour notre Henley à manches longues et notre boxer à jambes longues, que nous vous vous présenterons début décembre.

Envie d’en savoir plus sur cette matière ? Passons plus en détail les caractéristiques et les atouts du Tencel.

Une matière artificielle innovante

Le Tencel (ou Lyocell, qui désigne de manière générique cette fibre) appartient à la catégorie des matières artificielles

  • fabriquées à partir de ressources naturelles : ici, le bois d’eucalyptus
  • façonnées par la main de l’homme, qui transforme la pulpe de bois en fibre textile après un processus industriel perfectionné utilisant un solvant biologique non-toxique, l’oxyde d’anime, en circuit fermé.

panda roux eucalyptus L’eucalyptus : voilà qui nous fait un point commun avec l’herbivore panda roux (et les koalas mais c’est moins mignon)

Le Tencel est le fruit d’une technologie de pointe dans le domaine textile, avec une chaîne industrielle innovante et écoresponsable (nous y reviendrons).

Micromodal vs Tencel : quelle différence ? 

Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous savez que nous sommes déjà de fidèles partisans du micromodal. Tous nos sous-vêtements et nos hauts sont produits dans une toile fabriquée sur-mesure par notre atelier portugais, mélangeant coton pima, micromodal et élasthanne. 

Le Tencel et le micromodal sont deux matières proches, toutes deux fabriquées par notre fournisseur autrichien Lenzing. 

L’une comme l’autre sont des matières qui frappent par leur douceur. Elles sont plus fines que le coton, mais toutes deux très résistantes.

Boxer bleu marine jambes longues

Doux, souples : le micromodal comme le Tencel sont des matières parfaites pour des vêtements de l’intime

Mais elles se distinguent aussi par quelques aspects.

La première différence est légale.

Le Tencel est breveté par Lenzing, à la différence du micromodal qui est désormais tombé dans le domaine public. Et comme dans tous les domaines, du modal de moins bonne qualité (car moins technique, donc moins cher) est apparu sur le marché. De notre côté, notre micromodal vient de chez Lenzing, ce qui nous donne la garantie d’avoir le meilleur modal du marché. 

Ainsi si le micromodal est désormais accessible à tous les fabricants textiles, Lenzing a encore l’exclusivité sur le Tencel et est la seule entreprise à en produire. Le Tencel est donc une marque avec un nom déposé : TENCEL™ Lyocell.

La seconde est technique. Le Tencel, étant plus récent, est une matière encore plus performante que le micromodal, avec des priorités techniques encore plus poussées.

Les atouts du Tencel 

Une matière lisse et très douce

Tout comme le micromodal, le Tencel présente une surface extrêmement lisse – à la différence du coton qui présente des aspérités et un aspect plus duveteux. Ce côté très lisse le rend très agréable à porter.

Pour autant un vêtement 100% Tencel peut avoir un côté « froid » et un toucher artificiel rappelant les vêtements synthétiques de sport. Pour nos nouveaux boxers & Henleys, nous travaillons sur une association avec de la laine mérinos, qui apporte un toucher plus naturel et plus de chaleur.

Mouton mérinos

La toile qui réconciliera koalas et moutons mérinos

Mélangé à une autre matière, le Tencel apporte justement sa grande douceur et ses qualités techniques, sans ce toucher froid.

De plus, une matière lisse comme le Tencel n’offre pas de prise aux agents extérieurs. Concrètement, cela lui apporte deux avantages de taille par rapport à d’autres matières : 

Les bactéries ne peuvent pas se fixer sur le Tencel. Pas de bactéries = pas de développement de mauvaises odeurs, qui stagnent dans le tissu au fil du temps.

Le calcaire ne peut pas non plus s’accrocher au tissu. Un vêtement qui contient du Tencel a donc un aspect soyeux, et le restera lavage après lavage.

Une matière respirante et thermorégulante

Plus léger que le coton, le Tencel absorbe plus vite l’humidité que le coton et l’évacue plus rapidement. Un vêtement en Tencel régule bien votre transpiration, en vous offrant une sensation de peau qui reste sèche.

Comme la laine ou le lin, le Tencel est également une matière thermorégulante : elle s’adapte aux variations de température.

Concrètement, la matière évacue la chaleur quand les températures augmentent, pour laisser la peau respirer. A l’inverse, quand il fait plus froid, la matière capture la chaleur corporelle pour la faire circuler, et vous maintenir à température constante. 

Ces matières sont donc parfaites à porter tout au long de l’année : contrairement à l’image qui associe forcément la laine à l’hiver, vous pouvez tout à fait crapahuter en plein été dans un T-shirt mélangeant laine mérinos et Tencel, car vous bénéficierez ainsi de ses atouts respirants et thermorégulants.

Pour ce qui est de nos boxers longs et de nos Henleys, leur épaisseur plus importante (210g/M2 vs 170g/M2 pour nos boxers en micromodal et coton pima) les rendra très agréables à porter pendant les mois les plus frais, d’octobre à la fin du printemps.

Une production responsable d’un point de vue environnemental 

Le Tencel est produit par Lenzing, une entreprise autrichienne très avancée d’un point de vue écoresponsabilité

L’eucalyptus, comme le hêtre du micromodal, est issu de forêts d’Europe Centrale certifiées par le label FSC, qui atteste de leur bonne gestion. Ces forêts sont auto-gérées, sans irrigation ni pesticides. Le Tencel, tout comme le micromodal, a besoin de moins de ressources que le coton conventionnel :

  • 1kg de Tencel nécessite moins de 1000 litres d’eau pour sa production, contre plus de 5000 pour 1kg de coton.
  • Avec seulement un demi-acre de forêt d’eucalyptus, on peut produire une tonne de fibres lyocell, soit un cinquième du rapport sol/production de coton.
  • Il est aussi plus frugale en énergie car très rapide à produire.

forêts d'eucalyptus

 

Le Tencel est issu d’une production en boucle fermée, qui mêle un approvisionnement en copeaux d’eucalyptus donnant la viscose, des fibres de Lyocell recyclées et des chutes de tissus. L’oxyde d’anime, le solvant utilisé pour décomposer le filage à partir de la cellulose de bois, peut être recyclé et réutilisé dans le processus de fabrication.

Lenzing micromodal autriche

Lenzing est un bel exemple d’économie circulaire où rien ne se perd, tout se transforme

C’est donc une matière qui se distingue pour son impact environnemental maîtrisé, et Lenzing a d’ailleurs été distingué pour ses initiatives RSE, en recevant notamment le Prix européen de l’environnement.

Bref, vous l’avez compris, le Tencel nous a conquis. Pour le tester vous-même, vous en retrouverez donc très bientôt dans notre Henley à manches longues, parfait à porter seul ou en première couche sous un gilet ou une surchemise, et dans notre nouveau boxer long, idéal pour l’hiver. A suivre ! 

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Cet article a 2 commentaires

  1. Guillaume

    Bonjour Pétrone !
    Alors je ne veux pas faire le rabas-joie mais une petite erreur s’est glissée tout au long de votre article (et du mailing qui va avec) : le mangeur d’eucalyptus est… le koala, en Australie. Le panda et le panda roux eux, originaires d’Asie, mangent du surtout du bambou. Donc les mérinos devront se réconcilier avec les koalas plutôt qu’avec les pandas (d’ailleurs c’est moins risqué, un panda ça a beau être un animal principalement herbivore, ça reste un ours, avec des griffes et des crocs…).

    1. Pétrone

      Bonjour Guillaume !
      Visiblement nos sources étaient erronées, nos recherches nous ont menés sur des sites éducatifs et visiblement on raconte n’importe quoi aux enfants 😉 Ou c’est peut-être qu’on préférait les pandas aux koalas qui, si je ne m’abuse, ont réputation d’avoir mauvais caractère.
      Merci pour la précision en tout cas.
      Zoologiquement vôtre,
      Marion

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