Nos conseils pour bien choisir les matières de vos sous-vêtements

Quelles sont les meilleures matières à choisir pour un sous-vêtement homme ?

Le coton : classique mais efficace

Le coton domine outrageusement le secteur des sous-vêtements masculins. Facile à filer et à manipuler, le coton est résistant et très facile d’entretien. C’est aussi une matière hypoallergénique, qui donne des vêtements plutôt doux.

Le problème réside plutôt du côté de son impact environnemental, car le coton est extrêmement gourmand en eau et en place. Le coton pousse seulement dans des zones chaudes et arides, et du fait de son important besoin en eau, les terres sont drainées parfois jusqu’à l’épuisement des nappes phréatiques. À cela s’ajoutent parfois des conditions sociales de travail peu voire pas encadrées selon les zones de culture, et une utilisation massive de pesticides très nocifs pour les travailleurs.

Nous vous conseillons de choisir en priorité un coton pima ou supima – une qualité supérieure de coton, avec des fibres plus longues et plus résistantes, qui n'est pas traité avec les mêmes pesticides car cette variété ne résiste pas aux produits phytosanitaires – ou du coton biologique GOTS, qui garantit l’absence totale de pesticide.

Surveillez également la provenance du coton, si le fabricant communique dessus. Chez Pétrone nous utilisons un coton pima cultivé aux Etats-Unis, filé en Suisse.

Quid des boxers en bambou ?

Sur le papier, la culture du bambou a tout pour être écologique : les chaumes de bambou nécessitent peu de place, peu d’eau et très peu de phytosanitaires. En prime, le bambou capte plus d’oxygène que les autres arbres et pousse très rapidement.

Mais la culture du bambou fait souvent l’objet de déforestation illégale. En 2012, d’après Le Monde, la moitié des espèces de bambous était considérée comme menacée à travers le monde.

panda bambou
Moralité : si vous aimez les pandas, méfiance avec les sous-vêtements en bambou !

Son traitement, de la tige de bambou à la fibre, pose aussi problème. La cellulose de bambou est traitée avec du disulfure de carbone pour devenir soluble, avant d’être transformée en filaments textiles très fins. Or ce disulfure de carbone est un produit toxique et un perturbateur endocrinien. Ce produit n’est pas entièrement réutilisable ni recyclable, pollue l’eau utilisée pendant toute la chaîne de production et est dangereux pour la santé des ouvriers.

Les matières artificielles : le bon compromis

Les matières artificielles sont des matières d’origine végétale, mais qui n’existent pas à l’état brut dans la nature : c’est l’action de l’homme qui va permettre de passer d’une matière première organique à une matière textile exploitable.

Cette matière naturelle est principalement le bois : la pulpe de bois est transformée en pâte de cellulose, qui est ensuite traitée par un processus chimique contrôlé, utilisant des solvants non-toxiques, puis transformée en longs filaments. C’est ainsi qu’on obtient le modal et micromodal, issu de la cellulose de bois de hêtre, et le Tencel, une fibre produite à partir de pulpe d’eucalyptus.

slip coton pima micromodal homme pétrone
On retrouve 46% de micromodal, une matière artificielle aux propriétés géniales, dans la grande majorité des sous-vêtements Pétrone.

Ces matières artificielles ont d’énormes qualités :

- Une très grande douceur au toucher : elles ont un toucher soyeux et offrent une grande fluidité au tissu.
- Elles semblent très fines, mais sont aussi plus résistantes que le coton.
- Elles absorbent mieux les couleurs et ne rétrécissent pas au lavage, à la différence du coton.
- Des matières anti-bactériennes, et donc anti-odeurs.
- Elles ne se froissent pas.

Ces matières sont aussi de sérieuses alternatives écologiques :
- Du bois sourcé dans des forêts gérées durablement, certifiées par le label FSC.
- Une production en circuit fermé : le solvant organique utilisé est non toxique et réutilisé à plus de 98%, les eaux de traitement sont elles recyclées à l’infini.
- Une production plus économe en eau, en espace et en énergie que le coton.
- Des matières 100% biodégradables.

Chez Pétrone, nous achetons notre micromodal et notre Tencel chez Lenzing, l’entreprise autrichienne qui a inventé et breveté ces matériaux. Lenzing est salué pour ses innovations technologiques et ses engagements environnementaux.

Un caleçon en laine : la bonne idée de l’hiver

La laine, bien que maintenant plus rare dans les sous-vêtements masculins, est aussi une bonne idée.

Nous sommes loin de la laine brute du Moyen-Âge : une laine fine ne gratte plus et est même très agréable au contact de la peau.

Pour les sous-vêtements, c’est souvent la laine mérinos qui est utilisée, car elle est fine et ne retient pas les odeurs. Elle est aussi thermorégulante, vous permettant de rester au chaud…sans mourir de chaud. Choisissez une laine certifiée mulesing-free – qui garantit le bien-être des boutons pendant leur élevage et la tonte de leur laine.

Nous utilisons de la laine mérinos dans notre boxer long, couplé à du Tencel, et cela donne un mélange vraiment agréable pour les jours frais. À tester en hiver, pendant vos sorties de ski.

Les matières synthétiques : la fausse bonne idée

Les matières textiles synthétiques sont d’origine pétrochimique. Elles subissent le même processus de transformation que pour produire des objets en plastique, sauf que la finalité est de produire des fibres textiles, qui donneront ensuite des matières bien connues : polyester, polyamide, acrylique

Ces fibres sont légères et facilement transformables. Elles ont l’avantage de sécher très vite grâce à leur pouvoir déperlant, n’absorbant pas l’humidité. C’est pour cette qualité technique qu’on les retrouve très fréquemment dans les vêtements de sport.

Revers de la médaille : ces matières ont vite tendance à sentir la transpiration car les bactéries stagnent dans le tissu, développant les mauvaises odeurs. Au fil du temps, même propres, les vêtements synthétiques restent imprégnés d’une forte odeur de sueur. Ces matières ne sont donc pas idéales pour les parties génitales, une zone sensible où il faut privilégier les matières antibactériennes et hypoallergéniques.

vêtement technique sport muscu
Quand vous faites le vide autour de vous à la muscu parce que vos vêtements sentent trop le renard.

Les matières synthétiques sont aussi très problématiques d’un point de vue environnemental : ce sont des dérivés du plastique, issus de l’industrie pétrochimique, et sont donc des matières plus polluantes à produire. Et le bilan environnemental ne se limite pas à la fabrication du produit. Tout au long de son utilisation, ces vêtements continuent à rejeter des microbilles de plastique quand on le lave en machine, avec à terme, des conséquences énormes sur la pollution des océans.

Malgré tout, les matières synthétiques restent utiles pour leurs propriétés techniques, pour apporter de l’élasticité et l’effet moulant qu’on attend d’un boxer ou d’un slip. Sans cela, le sous-vêtement s’élargira au fil de la journée, et vous n’aurez plus du tout le même maintien qu’au petit matin.

Moralité : nous vous recommandons d’éviter les sous-vêtements composés en majorité de synthétique, comme les boxers en microfibre. Privilégiez des dessous qui ne dépassent pas un certain pourcentage de synthétique : entre 6 et 8%, indispensables pour apporter de l’élasticité.

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