Le Guide complet pour bien choisir ses sous-vêtements pour hommes

Du costume au soulier, les hommes se passionnent à nouveau pour la mode. Mais les sous-vêtements restent encore un domaine peu exploré pour nombre d’entre eux. Les acheter est parfois souvent une corvée, où l’objectif est d’aller au plus vite et au moins cher ; parce que “de toute façon, personne ne va voir mon caleçon.” Erreur ! Le sous-vêtement est un élément essentiel de la garde-robe masculine, qui permet de gagner en élégance, confiance et confort. 

Et c’est là qu’est née notre ambition chez Pétrone : redonner envie aux hommes de s’intéresser à leurs dessous, à l’instar de la lingerie féminine.

Car Messieurs, vous disposez déjà d’une offre très large avec différentes formes de sous-vêtements, entre boxer, caleçon et slip, dans plein de matières et de couleurs différentes. 

Alors c’est vrai, il n’est pas toujours facile de se repérer dans la jungle des sous-vêtements pour être sûr de faire un bon choix. Voici donc notre Guide complet pour vous aider à choisir le meilleur des sous-vêtements pour homme.

Histoire, usages, matières : état des lieux complet du sous-vêtement masculin.

Depuis quand porte-t-on des sous-vêtements ?

L’origine des sous-vêtements est lointaine et mystérieuse, mais il serait finalement facile de répondre : depuis la nuit de temps. On peut se douter que l’homme a vite couvert ses parties les plus précieuses, pour mieux affronter le froid et les dangers. 

Le sous-vêtement est aussi vite associé à la notion de décence, qui pousse les hommes à masquer leur intimité. On retrouve un exemple probant dans la Genèse avec Adam et Eve qui, prenant conscience de leur nudité dans le jardin d’Eden, se couvrirent d’une feuille de figuier pour cacher leur honte : « Alors se dessillèrent leurs yeux à tous deux, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et cousant des feuilles de figuier, ils s’en firent des pagnes. »

dominiquin adam

Le Dominiquin, “Dieu réprimant Adam et Eve”.

Aux origines des sous-vêtements masculins

En réalité, les hommes n’étaient pas vêtus de feuilles de figuier mais plutôt de pagnes. Toute l’évolution du sous-vêtement masculin a témoigné de ce besoin permanent de protection et de confort.


On retrouve la première trace de sous-vêtement à l’époque de l’Egypte antique, trois millénaires avant notre ère. Si les plus pauvres restaient nus, les hommes plus fortunés portaient le chendjit, un pagne en lin blanc retenu par une ceinture. Ce pagne est d’abord court, serré et droit, et constitue l’unique vesture. Au fil du temps, il s’élargit, s’allonge et se pare de plissés et de perles pour la décoration. Il devient un vrai sous-vêtement lorsqu’on commence à porter un autre vêtement plissé par-dessus, qui laisse apparaître le chendjit.

chendjit pagne egypte

Exemple avec ce porteur de flèche, extrait d’une fresque retrouvée dans la chambre funéraire du Kenamoun, intendant en chef du roi.

Pour l’anecdote on raconte d’ailleurs que le pharaon Toutankhamon a été enterré avec un pagne composé de 144 formes de triangle isocèle. Même à l’époque, on ne transigeait pas sur l’importance d’un bon maintien.

Côté Rome et Grèce Antiques, hommes et femmes portent un subligaculum, une pièce de tissu en lin ou parfois en cuir, qui ressemble furieusement à un slip. On le porte par exemple pour faire du sport ou pour les représentations théâtrales.

On aperçoit un subligaculum chez certains gladiateurs dans cette mosaïque de la Villa Borghese.

Au Moyen-Age, place aux chausses

À l’époque du Moyen-Âge, au XIIè siècle, le sous-vêtement avait surtout un rôle pratique. Tout d’abord, protéger la peau des irritations provoquées par ses vêtements de dessus, souvent en flanelle, en lin ou en laine. Les sous-vêtements servaient aussi à garder ses vêtements propres. Les vêtements du dessus étant bien plus chers, les sous-vêtements servaient de barrière contre les salissures et autres odeurs corporelles. Cette valeur hygiénique du sous-vêtement va perdurer tout au long de l’histoire.

Les plus riches pouvaient s’offrir des sous-vêtements en soie, quand les plus pauvres devaient se contenter de sous-vêtements en lin – des dessous moins confortables qui grattaient la peau.

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Pieter Brugel l’Ancien, La danse de la mariée. Aperçu de braies parfois très, très moulantes.

On porte alors une longue chemise en haut et des “braies” ou “chausses” en bas.

Ces braies sont des bas avec de larges jambes qui se terminent au niveau du mollet, et s’attachent avec une ficelle à la taille. Au fil des années, les braies se raccourcissent et deviennent plus ajustées, jusqu’à ressembler à un caleçon long

Porter des braies devient un signe de bonne manière, qui distingue l’homme du gueux. Le chroniqueur Jean Froissart décrit justement comme il a “guéri” les Irlandais de leurs “nombreuses habitudes grossières et inconvenantes”, comme celle de ne pas porter de dessous, en les habituant à porter des sous-vêtements en lin.

Une braguette de taille

Mais avançons un peu dans le temps.

Au XVIè siècle, les hommes portent alors des tuniques qui s’arrêtent à la taille et des bas pour couvrir leurs jambes. Entre les deux, les hommes se parent d’une “braguette”, une pièce de tissu qui vient recouvrir l’entrejambe des hommes. Rembourrée, de couleur vive, la braguette devient un véritable objet de mode qui renforce une image de puissance, envoyée en guise d’avertissement béliqueux à ses confrères.

On la rembourre avec de la laine ou une coque de métal, et on l’orne de broderies et de perles. Certains s’en servent même d’une poche où l’on met sa petite monnaie et ses lettres.

henri viii

Henri VIII savait toujours où ranger ses clés.

Au XVIIè et XVIII siècle, les hommes portent des caleçons en dessous de leurs chausses pour éviter de les salir : soit une version longue en lin, descendant jusqu’aux chevilles et terminée par des étriers pour éviter qu’il ne glisse, soit une version courte en soie. C’est l’avénement des “culottes”, conçues pour protéger des irritations des vêtements et éviter de salir ses vêtements de dessus. Le changement de sous-vêtements est alors plus courant que le bain.

La culotte devient progressivement un symbole des classes aristocratiques de l’Ancien Régime, à l’inverse des fameux “sans-culottes”, ces révolutionnaires issus des classes sociales plus pauvres, partisans de la Révolution française.

Le Verrou de Jean-Honoré Fragonard, avec un bon exemple de caleçon de l’époque.

Le sous-vêtement à l’ère contemporaine

On retrouve le sous-vêtement moderne à la fin du XIXè siècle. 

On porte alors une combinaison en laine ou en coton, boutonnée avec une ouverture au niveau de l’entrejambe. La vision du sous-vêtement est encore et toujours hygiéniste : le tissu est là pour absorber la transpiration et protéger les vêtements que l’on porte au-dessus. À l’origine pensée pour les femmes, cette combinaison est finalement largement adoptée par les hommes.

Ces combinaisons sont particulièrement populaires aux Etats-Unis, où l’on vante la grande liberté de mouvement qu’elle procure. On crée des combinaisons d’été en coton, et des modèles d’hiver plus épais, en laine. La couleur se démocratise : longtemps écru, on voit apparaître des combinaisons grises, bleues, rouges ou couleur chair.

man on the bag

Joseph Leyendecker, Man on the Bag.

Cette combinaison se scinde finalement en deux par la suite, avec le Henley en haut et le Long John en bas. 

Le sous-vêtement masculin se transforme encore au XXè siècle, avec le développement de matières synthétiques innovantes comme le nylon. Ces matières, mélangées à des fibres de coton, rendent les vêtements plus souples et plus confortables. Les sous-vêtements de couleur sont aussi à la mode, avec des caleçons et des slips violets, bleu ciel, verts ou rose pâle.

Avec la démocratisation du sport en tant que loisir, et grâce à ces nouvelles fibres textiles plus élastiques, le sous-vêtement devient plus pratique, plus près du corps. Ainsi était né le sous-vêtement moderne.

Quels sont les différents types de sous-vêtements pour homme ?

Nous sommes persuadés que le choix d’un sous-vêtement doit se faire avec autant d’application qu’un manteau ou une paire de chaussures. Porter un dessous de qualité est essentiel pour passer une bonne journée dans le confort, mais aussi pour booster sa confiance en soi. Une petite pensée à ceux qui avaient mal calculé leur tenue un jour de conquête amoureuse et se sont retrouvés au moment fatidique avec un boxer troué. Au-delà du pur critère esthétique, un sous-vêtement se choisit aussi en fonction de vos usages, à commencer par les vêtements que vous portez et votre programme de la journée.

Le cas du caleçon

On l’a vu avec notre point sur l’histoire du sous-vêtement pour homme, le caleçon moderne est un héritage des caleçons d’antan, avec des jambes de plus en plus courtes au fil des siècles. On doit la création du caleçon tel qu’on le connaît à Jacob Golomb, le fondateur de la marque Everlast. Il souhaite alors créer pour les boxers un short avec une ceinture élastiquée plus pratique que la ceinture en cuir portée jusque là. C’est ainsi que le caleçon naquit sous le nom de…“boxer short”. Le confusion du nom perdure encore jusqu’à présent, avec certaines personnes qui appellent le caleçon “boxer”, et inversement.

Caleçon noir coton micromodal pour hommes

Liberté totale

Le caleçon est construit comme un short, et n’offre donc aucun maintien. 

Il est le plus souvent tissé dans une toile 100% coton avec des chutes de tissus de chemises – d’où son nom de “caleçon chemise”. 

Délaissé au début du XXè siècle au profit du slip, le caleçon redevient à la mode après la Seconde Guerre Mondiale, apprécié pour la grande liberté de mouvement qu’il laisse.

Il devient ensuite populaire chez les skaters ou dans le milieu gangsta rap, on le voit souvent bouffant, dépassant de la ceinture d’un jean baggy.

Avec son ampleur, le caleçon offre une très grande liberté de mouvement et est très respirant. Il est très appréciable à la maison, pour des moments où vous n’aurez pas besoin de beaucoup marcher. Il sera parfait pour dormir ou à porter sous un pantalon, pour ceux qui apprécient cette liberté. Mais c’est aussi cette absence de maintien qui gêne ses détracteurs. 

Il peut être aussi assez inélégant : en l’absence d’élasthanne, le caleçon a tendance à s’avachir et s’élargir au fil de la journée. En résulte son autre nom de “caleçon parachute”.

Le caleçon traditionnel a tendance à se coincer quand on porte un pantalon, car il fait des plis et des bourrelets de tissu qui ne sont ni confortables et ni esthétiques. 

Avec la mode des pantalons skinny dans les années 2000, le caleçon perd clairement en popularité au profit du boxer moulant, qui ne fait pas de pli sous les vêtements. À tel point que le caleçon commence à devenir très minoritaire sur le marché des dessous masculins, avec seulement 15% des Français qui en font leur sous-vêtement préféré.

Une bonne alternative, très “niche” mais intéressante est le caleçon avec suspensoir. Ce dessous reprend le principe du panier, comme le filet que l’on retrouve dans les shorts de bain. Un sous-vêtement qui réconcilie le style du caleçon et le maintien du slip. 

Le slip, un sous-vêtement sportif

Nous avons opté pour un caleçon plus moderne, dans une coupe plus courte et plus ajustée que le traditionnel caleçon américain. Notre caleçon est tricoté dans une maille douce et souple en coton pima, micromodal et élasthanne. C’est à la fois confortable, respirant et la touche stretch lui permet de rester bien en place tout au long de la journée, sans s’avachir. Vous pourrez aussi bien le porter pour dormir que sous vos pantalons. Avec sa coupe ajustée, ses jambes resteront bien en place sur vos cuisses, sans remonter et faire des bourrelets de tissu.

Le slip : le sous-vêtement qui divise l’opinion

Le slip tire son nom de l’anglais “to slip” – glisser en français, faisant référence à sa grande facilité à le mettre et l’enlever. En anglais, le slip se dit “briefs”, qui est un clin d’oeil à sa coupe courte, plus “brève” que son cousin le caleçon.

La forme du slip est immédiatement reconnaissable, calquée sur le modèle de la culotte féminine, avec une coupe plus ou moins échancrée sur l’aine.

Le slip, un sous-vêtement sportif

Le slip est né au XXè siècle, à l’origine comme sous-vêtement de sport.

Le premier slip avec une ouverture à l’avant naît à la fin des années 20, dans une bonneterie de Troyes. L’appellation “slip kangourou” naît ensuite dans les années 1940. Il est reconnaissable grâce à sa fente sur la poche avant, qui rappelle…la poche du kangourou. 

Rappelons qu’à l’origine les slips étaient fabriqués seulement en coton, sans matière élastique comme l’élasthanne ou le nylon. La poche avant permettait donc aux hommes d’accéder plus facilement à leurs bijoux de famille pour la petite commission. L’usage de cette ouverture latérale s’est un peu perdue, à mesure que les slips sont devenus plus élastiques et donc plus confortables.

Très ajusté, le slip gagne en popularité grâce à son côté pratique et son excellent maintien. L’armée française l’adopte rapidement, et met au rebut le caleçon jugé trop flottant.

Très à la mode jusque dans les années 80, le slip pâtit ensuite de la concurrence du boxer, porté par des campagnes de pubs et des stars internationales.

Autrefois jugé ringard, le slip a aujourd’hui regagné en popularité, avec 23% des Français qui en portent.

Le slip est un bon choix si vous pratiquez un sport explosif comme la boxe. Il sera également votre meilleur ami si vous mettez la priorité sur le confort et le maintien de votre anatomie. Nous vous le recommandons aussi si vous avez des cuisses très musclées, car vous serez sans doute gêné par des jambes de boxers qui auront tendance à rouler sous vos pantalons et à faire des boudins disgracieux au niveau des cuisses.

Le Slip Pétrone

Quant à Pétrone, nous souhaitions concevoir un slip qui allie confort et style. 

Nous utilisons notre maille fétiche en coton pima, micromodal et élasthanne, douce et très souple, qui procure une sensation de seconde peau. 

Côté look, les coutures avant rappellent la forme en Y inversé des slips d’autrefois. La taille est légèrement basse, pour lui donner de la modernité. 

À retrouver dans notre palette de 14 couleurs.

Les boxers pour hommes

Sobriété et bon maintien

Le boxer est relativement jeune par rapport à la longue histoire du sous-vêtement masculin. Il est né au début des années 1990 du croisement entre un “boxer short” et un slip, offrant ainsi la promesse d’un bon maintien et de cuisses recouvertes.

À noter, un boxer est toujours moulant, et comporte donc quasi systématiquement une matière apportant de l’élasticité comme de l’élasthanne, du nylon ou de l’acrylique. 

Le boxer oscille entre plusieurs longueurs :

  • Le shorty, avec des jambes à peine plus longues que l’aine.
  • Le boxer classique, avec des jambes qui recouvrent le haut de la cuisse. 
  • Le boxer long, avec des jambes au milieu de la cuisse. 

De notre expérience, un boxer avec des jambes plus longues est plus agréable à porter, car le tissu vient limiter les frottements de vos jambes. 

Les hommes apprécient particulièrement le bon maintien de leur anatomie offert par le boxer, apportant un vrai plus niveau confort. C’est un bon choix si vous faites du sport, ou simplement pour marcher tout en étant bien soutenu.

Le boxer est aussi un sous-vêtement au goût sûr, si vous voulez un dessous classique qui ne fera pas crier d’horreur votre nouvelle conquête.

Son côté “passe-partout” et le bon compromis qu’il offre expliquent sans doute son succès. Car malgré son jeune âge, le boxer est devenu le sous-vêtement numéro 1 en France, avec 62% des hommes qui déclarent en porter régulièrement.

Le roi coton

Nous avons plusieurs types de boxers dans notre gamme, avec différentes mailles et différents looks. 

  • Le boxer Confort : avec sa coupe sans couture sur les côtés, il est pensé – comme son nom l’indique – pour ceux qui privilégient un excellent maintien et un confort à toutes épreuves. Sa toile en coton pima et micromodal lui donne un effet seconde peau : on le met, puis on l’oublie.
  • Le boxer Héritage : un boxer au style rétro avec ses jambes longues et ses boutons en nacre naturelle. Il s’inspire des sous-vêtements masculins d’antan pour vous permettre d’être élégant, même dévêtu. 
  • Le boxer Coton bio : un boxer en coton biologique GOTS, qui ravira ceux qui apprécient les tissus plus fermes au toucher.

Le boxer long : un boxer en laine mérinos et Tencel, chaud et confortable avec ses jambes longues. Vous apprécierez sa toile thermorégulante et anti-odeurs durant tous les mois frais, ou pendant vos virées sportives en plein air.

String & jockstrap : quand le dessous masculin se fait caliente

Pour les plus aventureux, le dessous masculin peut aussi se révéler plus osé. 

Impossible de ne pas parler du string.

On peut considérer que le string est un héritage du cache-sexe porté il y a déjà plusieurs millénaires par nos ancêtres, qui le fabriquaient avec de la peau d’animaux et de la corde. Le string tel qu’on le connaît n’a fait son arrivée que bien plus tard, d’abord porté par les femmes. Les amatrices l’apprécient pour sa grande discrétion, ne laissant aucune trace sous les vêtements. Une discrétion contrebalancée par une grande capacité à dépasser des jeans dans les clips de R&B des années 90.

Le string n’est bien sûr pas réservé qu’aux femmes, avec une version masculine. Mais très connoté “sexy”, le string fait peur à beaucoup d’hommes qui le cantonnent au monde des Chippendale.

Mais le string est aussi apprécié par les sportifs et les danseurs, puisqu’il n’entrave pas les mouvements. Bien qu’anecdotique sur le marché du sous-vêtement, le string continue donc à avoir ses fidèles parmi les hommes.

Citons également le jockstrap, ou “suspensoir” en français. 

Pour les non habitués, le jockstrap a de quoi suspendre : il se compose d’une poche avant, offrant un bon maintien comme le slip, d’une large ceinture élastique et de deux élastiques latéraux qui viennent relever la fesse…tout en la laissant à nu. On vous laisse regarder sur Google, pour les curieux.

Créé à l’origine pour protéger les parties intimes des cyclistes, le jockstrap est parfois assorti d’une coque à l’avant, pour se protéger des coups au hockey sur glace ou dans les arts martiaux. Il reste encore aujourd’hui très apprécié comme sous-vêtement pour faire du sport.

Mais forcément, avec son look, il est très sexualisé et le plus souvent associé à la culture gay. Dans sa version en cuir, il fait la joie des communautés gay et BDSM comme accessoire érotique.

Quelles sont les meilleures matières à choisir pour un sous-vêtement homme ?

Nous avons beaucoup lu et appris sur les matières textiles en travaillant sur les sous-vêtements de notre collection. Pour les curieux, nous avons compilé nos connaissances dans un Guide des matières à télécharger gratuitement.

matières sous-vêtements homme

Ce Guide vous donnera un aperçu complet des matières à choisir en priorité pour vos dessous. En attendant, en voici un résumé.

Les matières naturelles : classiques mais efficaces

Le roi coton

Le coton domine outrageusement le secteur des sous-vêtements masculins. Facile à filer et à manipuler, le coton est résistant et très facile d’entretien. C’est aussi une matière hypoallergénique, qui donne des vêtements plutôt doux.

Le problème réside plutôt du côté de son impact environnemental, car le coton est extrêmement gourmand en eau et en place. Le coton pousse seulement dans des zones chaudes et arides, et du fait de son important besoin en eau, les terres sont drainées parfois jusqu’à l’épuisement des nappes phréatiques. À cela s’ajoutent parfois des conditions sociales de travail peu voire pas encadrées selon les zones de culture, et une utilisation massive de pesticides très nocifs pour les travailleurs

Nous vous conseillons de choisir en priorité un coton pima ou supima – une qualité supérieure de coton, avec des fibres plus longues et plus résistantes – ou du coton biologique GOTS, qui garantit l’absence de pesticide. 

Surveillez également la provenance du coton, si le fabricant communique dessus. Chez Pétrone nous utilisons un coton pima cultivé aux Etats-Unis, filé en Suisse.

Un caleçon en laine : la bonne idée de l’hiver

La laine, bien que maintenant plus rare dans les sous-vêtements masculins, est aussi une bonne idée.

Nous sommes loin de la laine brute du Moyen-Âge : une laine fine ne gratte plus et est même très agréable au contact de la peau.

Pour les sous-vêtements, c’est souvent la laine mérinos qui est utilisée, car elle est fine et ne retient pas les odeurs. Elle est aussi thermorégulante, vous permettant de rester au chaud…sans mourir de chaud. Choisissez une laine certifiée mulesing-free – qui garantit le bien-être des boutons pendant leur élevage et la tonte de leur laine.

Nous utilisons de la laine mérinos dans notre boxer long, couplé à du Tencel, et cela donne un mélange vraiment agréable pour les jours frais. À tester en hiver, pendant vos sorties de ski.

Quid des boxers en bambou ?

Sur le papier, la culture du bambou a tout pour être écologique : les chaumes de bambou nécessitent peu de place, peu d’eau et très peu de phytosanitaires. En prime, le bambou capte plus d’oxygène que les autres arbres et pousse très rapidement.

Mais la culture du bambou fait souvent l’objet de déforestation illégale. En 2012, d’après Le Monde, la moitié des espèces de bambous était considérée comme menacée à travers le monde.

Son traitement, de la tige de bambou à la fibre, pose aussi problème. La cellulose de bambou est traitée avec du disulfure de carbone pour devenir soluble, avant d’être transformée en filaments textiles très fins. Or ce disulfure de carbone est un produit toxique et un perturbateur endocrinien. Ce produit n’est pas entièrement réutilisable ni recyclable, pollue l’eau utilisée pendant toute la chaîne de production et est dangereux pour la santé des ouvriers.

Panda bambou

Moralité : si vous aimez les pandas, méfiance avec les sous-vêtements en bambou !

Les matières artificielles : le bon compromis

Les matières textiles synthétiques sont d’origine pétrochimique. Elles subissent le même processus de transformation que pour produire des objets en plastique, sauf que la finalité est de produire des fibres textiles, qui donneront ensuite des matières bien connues : polyester, polyamide, acrylique… 

Ces fibres sont légères et facilement transformables. Elles ont l’avantage de sécher très vite grâce à leur pouvoir déperlant, n’absorbant pas l’humidité. C’est pour cette qualité technique qu’on les retrouve très fréquemment dans les vêtements de sport

Revers de la médaille : ces matières ont vite tendance à sentir la transpiration car les bactéries stagnent dans le tissu, développant les mauvaises odeurs. Au fil du temps, même propres, les vêtements synthétiques restent imprégnés d’une forte odeur de sueur. Ces matières ne sont donc pas idéales pour les parties génitales, une zone sensible où il faut privilégier les matières antibactériennes et hypoallergéniques. 

sport technique vêtement

Quand vous faites le vide autour de vous à la muscu parce que vos vêtements sentent trop le renard.

Les matières synthétiques sont aussi très problématiques d’un point de vue environnemental :  ce sont des dérivés du plastique, issus de l’industrie pétrochimique, et sont donc des matières plus polluantes à produire. Et le bilan environnemental ne se limite pas à la fabrication du produit. Tout au long de son utilisation, ces vêtements continuent à rejeter des microbilles de plastique quand on le lave en machine, avec à terme, des conséquences énormes sur la pollution des océans.

Malgré tout, les matières synthétiques restent utiles pour leurs propriétés techniques, pour apporter de l’élasticité et l’effet moulant qu’on attend d’un boxer ou d’un slip. Sans cela, le sous-vêtement s’élargira au fil de la journée, et vous n’aurez plus du tout le même maintien qu’au petit matin. Nous vous recommandons d’éviter les sous-vêtements composés en majorité de synthétique, comme les boxers en microfibre. Privilégiez des dessous qui ne dépassent pas un certain pourcentage de synthétique : entre 6 et 8%, indispensables pour apporter de l’élasticité.

Les matières artificielles : le bon compromis

Les matières artificielles sont des matières d’origine végétale, mais qui n’existent pas à l’état brut dans la nature : c’est l’action de l’homme qui va permettre de passer d’une matière première organique à une matière textile exploitable.

Cette matière naturelle est principalement le bois : la pulpe de bois est transformée en pâte de cellulose, qui est ensuite traitée par un processus chimique contrôlé puis transformée en longs filaments. C’est ainsi qu’on obtient le modal et micromodal, issu de la cellulose de bois de hêtre, et le Tencel, une fibre produite à partir de pulpe d’eucalyptus.

Ces matières ont d’énormes qualités : 

  • Une très grande douceur au toucher : elles ont un toucher soyeux et offrent une grande fluidité au tissu.
  • Elles semblent très fines, mais sont aussi plus résistantes que le coton. 
  • Elles absorbent mieux les couleurs et ne rétrécissent pas au lavage, à la différence du coton.
  • Des matières anti-bactériennes, et donc anti-odeurs.
  • Elles ne se froissent pas.

Ces matières sont aussi de sérieuses alternatives écologiques :

  • Du bois sourcé dans des forêts gérées durablement, certifiées par le label FSC.
  • Une production en circuit fermé : le solvant organique utilisé est non toxique et réutilisé à plus de 98%, les eaux de traitement sont elles recyclées à l’infini.
  • Une production plus économe en eau, en espace et en énergie que le coton.
  • Des matières 100% biodégradables.

Chez Pétrone, nous achetons notre micromodal et notre Tencel chez Lenzing, l’entreprise autrichienne qui a invité et breveté ces matériaux. Lenzing est salué pour ses innovations technologiques et ses engagements environnementaux.

Quelles couleurs choisir pour vos sous-vêtements homme ?

Les incontournables couleurs sobres

Aah, les goûts et les couleurs… En matière de couleur, chacun a sa préférence, et c’est bien normal. Chez Pétrone, nous observons les amateurs de couleurs, qui prennent chaque sous-vêtement dans une teinte différente, tout comme les monomaniaques d’une seule couleur.

Si vous voulez être sûr de ne pas faire d’erreur, une bonne piste serait de démarrer par des couleurs classiques, souvent sombres. Noir, gris anthracite et bleu marine serait un bon top 3 pour se construire une garde-robe de dessous de qualité.

La couleur blanche divise l’opinion masculine, car si elle est une option très classique pour une chemise ou un T-shirt, beaucoup d’hommes sont assez réticents à l’idée de porter des sous-vêtements blancs. En cause, la peur d’une couleur qui se salit au fil de la journée, et au fil des ports. 

D’autres au contraire, portés par une vision hygiéniste du vêtement, sont de fervents adeptes des sous-vêtements blancs, associés à une image de pureté et de propreté.

Quoi qu’il en soit, porter un boxer blanc ou un slip blanc reste une bonne option sous un pantalon clair, écru, crème ou beige clair.

Les dessous à motifs : attention les yeux

Motifs rigolos ou sous-vêtements à message : il y en a pour tous les goûts…et souvent, pour le mauvais goût. Attention aux motifs enfantins qui piquent parfois les yeux, surtout quand le motif est posé sur une matière de qualité douteuse qui donne au sous-vêtement un effet plastique. 

Pour de beaux sous-vêtements masculins, nous vous conseillons d’opter pour des motifs plus sobres : des rayures, fines ou épaisses, et des motifs géométriques plus discrets. 

Évoquons également les imprimés cachemire, pour les dandies parmi vous.

Place aux sous-vêtements de couleur !

Chez Pétrone, nous ne produisons pas encore de sous-vêtements à motifs, mais nous avons opté pour une palette de teintes unies, denses et profondes, pour mettre un peu de couleur dans votre tiroir de sous-vêtements.

Rouille, lie de vin, ocre ou vert bouteille : chez Pétrone nous avons misé sur des couleurs que l’on voit rarement dans l’offre des sous-vêtements masculins, mais qui vous donneront une touche d’élégance et de la prestance, même presque nu.

Enfin, privilégiez des vêtements “made in Europe”

L’immense majorité des sous-vêtements masculins est encore aujourd’hui produite en Asie, le plus souvent au Bangladesh, au Cambodge, en Chine ou au Viet Nam. Les enseignes de fast fashion tout comme les grandes multinationales de la mode se sont ruées sur ces pays, qui offrent une main d’œuvre très bon marché et des délais de production imbattables. Mais cette production à bas coût n’est pas sans conséquence, avec des conditions sociales et environnementales désastreuses. Pour preuve, l’exemple funeste du Rana Plaza : un immeuble accueillant des milliers d’ouvriers fabriquant des vêtements pour H&M ou encore Zara, s’est effondré en avril 2013, provoquant la mort de plus de 1100 personnes, et des milliers de blessés. 

Pour être sûr que vos dessous ont été produits dans de bonnes conditions, tournez-vous vers une fabrication en Europe, où les usines sont soumises au strict respect du code du travail de l’Union Européenne. Notre préférence va au Portugal et à l’Italie, deux pays avec un excellent savoir-faire textile. 

Petit conseil pour la route : si vous ne parvenez pas à trouver l’information sur le lieu de production, c’est très probablement que ce dessous a été fabriqué en Asie, et que la marque ne souhaite pas mettre en avant le fait qu’elle a fait le choix d’une main d’oeuvre à bas coût. À bon entendeur…

Vous êtes arrivé au bout de la lecture de notre grand Guide sur les sous-vêtements, nous vous espérons mieux armé pour choisir le meilleur sous-vêtement pour vous, avec la coupe qu’il vous faut, les bonnes matières et les couleurs appropriées ! 

Pour toute question, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire juste en dessous, nous y répondrons avec plaisir. 

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