On se lance dans les sous-vêtements de sport pour hommes

Qui dit nouvelle année, dit souvent bonnes résolutions. Alors si la pratique sportive n’est pas au menu de tous dans l’équipe Pétrone, on s’est fixé un projet pour 2022 : continuer à étoffer notre savoir-faire des dessous masculins en vous proposant ce qui sera, on l’espère, vos futurs sous-vêtements préférés pour le sport.

vélo sentier

Une métaphore de la longue route qui nous attend pour ce nouveau projet. Photo de Dmitrii Vaccinium sur Unsplash.

Alors avant de se lancer dans la conception de ces nouveaux dessous, on vous a interrogés pour en savoir plus sur les sous-vêtements de sport pour hommes. Notre objectif : comprendre vos usages, vos problèmes et vos besoins, pour ensuite essayer de concevoir les dessous les plus satisfaisants possibles. Les petits préférés de votre tiroir de sous-vêtements, quand vous préparez votre sac pour la séance de sport du jour.

Le problème avec les sous-vêtements de sport

…C’est qu’il y a en justement beaucoup, des problèmes, avec l’offre actuelle. 

On a lu attentivement vos réponses à notre questionnaire, et on a classé vos commentaires en 3 grandes familles.

1/ Un cruel manque de respirabilité

Forcément, quand on fait du sport, on transpire.

sportif sueur

Jusque là, rien de nouveau sous le soleil. Photo de Nathan Dumlao sur Unsplash.

Mais le problème, c’est que visiblement vos sous-vêtements de sport n’évacuent pas tous bien la transpiration. 

Ce problème vient certainement du fait que beaucoup d’entre vous portent des sous-vêtements en coton – probablement les mêmes dessous que pour votre vie de tous les jours. Le coton est une matière très pratique mais qui a l’inconvénient de sécher relativement lentement. L’humidité stagne dans le vêtement et on se retrouve avec une belle éponge à sueur, dans laquelle on macère pendant toute sa séance de sport. On a chaud, ça respire mal, bref : le summum de l’inconfort. 

Ce qu’on en retient : vous êtes particulièrement attentifs au caractère respirant de vos sous-vêtements, et à une bonne capacité de séchage pendant que vous faites du sport.

2/ Un sérieux souci de confort

Là, les pépins sont nombreux. On commence par des coutures gênantes, voire qui font mal. Certains relèvent également une coupe aux jambes et à l’entrejambe pas toujours bien positionnés. Vous êtes aussi nombreux à vous plaindre des effets de frottement : avec la répétition des mouvements la peau s’échauffe, jusqu’à créer des douleurs.

Autre point important pour votre confort : le sujet épineux du maintien. Un sous-vêtement doit bien maintenir votre anatomie, sans vous comprimer.

athletisme souplesse sous-vêtements

Tout en souplesse. Photo de Alora Griffiths sur Unsplash.

Ce qu’on en retient : outre le sujet de la coupe, qui doit être bien équilibrée pour vous apporter du maintien sans compromettre à tout jamais votre fertilité, il nous faudra être vigilant sur le placement des coutures, pour éviter toute gêne au niveau de l’entrejambe.

3/ Ça sent le poney : mais pourquoi les vêtements techniques et les sous-vêtements de sport sentent-ils si mauvais ?

Alors là vous avez été très, très nombreux à nous parler d’un gros souci avec les sous-vêtements de sport : leur odeur. 

Le coupable n’est pourtant pas à trouver du côté de notre transpiration en elle-même, mais des déchets bactériens, des sels et des acides qu’elle transporte. Les mauvaises odeurs viennent ensuite de la rencontre entre ces bactéries et les fibres de nos vêtements. La structure chimique et la composition microbienne des vêtements que l’on porte vont déterminer leur propension à développer de mauvaises odeurs, ou non. 

Le problème de mauvaises odeurs vient donc aussi du choix des matières portées. Les sous-vêtements de sport, tout comme les vêtements techniques qu’on utilise pour courir par exemple, sont souvent fabriqués dans des matières synthétiques comme le polyester, le lycra ou le nylon.

musculation

Quand tu essayes de prendre un peu d’air pour échapper à l’odeur de tes propres aisselles. Photo de Arthur Edelmans sur Unsplash.

Côté pile, ces matières sont hydrophobes : elles évacuent très rapidement l’eau contenue dans notre transpiration, ce qui leur donne l’avantage de sécher très vite. 

Mais côté face, ces matières se régalent des substances huileuses, dont regorge aussi notre transpiration. En clair, ces matières synthétiques ne retiennent que les déchets bactériens qui développent de mauvaises odeurs.  

Malheureusement, ces bactéries ne font que proliférer avec le temps. Car si elles rejettent très vite l’humidité contenue dans notre sueur, il en va de même pour l’eau de nos machines à laver. Le lavage est donc tout relatif pour ces pièces, qui profitent peu des effets d’un bon lavage. C’est pour cette raison qu’au fil des ports et des lavages, un T-shirt technique de sport aura tendance à sentir de plus en plus mauvais, même quand vous venez tout juste de le laver. Et c’est un véritable cercle vicieux, car ces matières synthétiques, peu respirantes, auront tendance à nous faire plus transpirer que d’autres fibres naturelles.

Vous l’aurez compris, nous vous recommandons d’éviter les sous-vêtements composés en majorité de matières synthétiques. Ça fait transpirer, et ça pue. Enfin, ces matières issues de l’industrie pétrochimique, dérivées du plastique, sont plus polluantes à produire. Et leur impact environnemental ne se limite pas à leur production, puisqu’il a été prouvé que le lavage des fibres synthétiques entraînait le rejet de microbilles de plastique – les microplastiques – dans l’eau des lessives. Les microplastiques sont aujourd’hui responsables d’une partie de la pollution des mers et des océans, et représentent un danger pour les animaux qui les ingèrent.

Nos pistes pour le futur

Maintenant qu’on y voit plus clair sur vos besoins, c’est le moment de partager avec vous nos premières pistes pour ces futurs sous-vêtements de sport.

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On tâchera d’aller droit au but. Photo de Sven Kucinic sur Unsplash.

3 coupes, pour couvrir un maximum d’usages

Nous vous avons interrogés sur les différents types de sous-vêtements que vous portiez, et notre choix s’est fixé sur 3 modèles : 

  • Le slip, pratique pour les sports explosifs où on a besoin d’un excellent maintien et d’une bonne amplitude comme les arts martiaux.
  • Le boxer, que nous ferons de la même longueur que notre boxer Confort.
  • Le boxer long, qui plaira aux adeptes de course à pied ou de vélo (en dehors des adeptes des cuissards qui, on vous voit, sont tout nus sous leur combinaison), bref tous ceux qui font la chasse aux frottements.
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Une matière performante et respirante

La matière est un chapitre essentiel pour créer les sous-vêtements de sport les plus pertinents possibles. Vous l’avez compris, nous ne ferons pas le choix d’un sous-vêtement principalement synthétique. On s’oriente plutôt vers un sous-vêtement en Lyocell Tencel

Nous sommes déjà des habitués du Tencel, puisque nous l’avons utilisé dans la maille de notre Henley à manches longues et de notre boxer long d’hiver. On vous racontait d’ailleurs les avantages du Tencel dans un précédent article.

Le Tencel, c’est doux, résistant, et sa production demande moins de place, d’eau et d’énergie à produire que le coton.

Cette fibre est obtenue en transformant de la pulpe d’eucalyptus en micro-filaments textiles. 

Le Tencel est une matière artificielle (c’est-à-dire d’origine naturelle, puis obtenue grâce à la transformation de l’homme, à l’instar du papier) extrêmement douce mais aussi plus résistante que le coton. Elle est aussi hypoallergénique et anti-bactérienne : les bactéries ne peuvent donc pas proliférer dans sa toile, lui donnant des propriétés anti-odeurs. 

Autre atout : le Tencel sèche très vite, à l’égal des matières synthétiques, mais ne conserve pas les bactéries et ne stocke pas les odeurs : le meilleur des deux mondes.

On vous résume la liste de nos objectifs pour ces futurs sous-vêtements de sport :

  • Une matière douce, agréable au toucher, avec un effet seconde peau.
  • Une matière performante : qui sèche vite et évite l’effet « éponge à sueur ».
  • Un dessous respirant, qui laisse circuler l’air.
  • Un sous-vêtement qui ne stocke pas les mauvaises odeurs au fil du temps.
  • Un sous-vêtement qui explore d’autres matières, en évitant le 100% synthétique.

Prochaine étape : on se met à travailler avec notre atelier au Portugal sur la conception de premiers prototypes.

On a hâte de vous en dire plus : si ce n’est pas encore fait, vous pouvez vous inscrire à notre newsletter pour être tenu au courant de la suite de ce projet et de l’ouverture des préventes. D’ici là, bon sport !

Cet article a 7 commentaires

  1. DUWEZ BERNARD

    bravo belle initiative

    1. Pétrone

      Merci Bernard ! On travaille dessus, en espérant pouvoir sortir cela dans les prochaines semaines / mois.

  2. LIOT

    Le Tencel me paraît une bonne idée si sa durabilité est suffisante, lavage après lavage.
    Portez toute votre attention à la forme et à la profondeur du gousset pour les sous-vêtements homme !! Impetus (marque portugaise que vous connaissez certainement) fait d’excellents boxers spécifiques « sport ». Le gousset y est particulièrement bien traité ce qui en fait un vêtement particulièrement confortable. Mais ce sous-vêtement ne se fait pas en Tencel chez eux.

  3. Ruddy B

    Hâte d’en commander !

    1. Pétrone

      Merci Ruddy ! Nous on a hâte que le projet voie le jour 🙂

  4. Boris

    J’aime le cheminement de votre réflexion. Je suis photographe ; quand je photographie un événement par forte chaleur (en extérieur ou en intérieur), mes t-shirts préférés sont les Pétrone en coton/micromodal. Les avantages sont très proches de ceux décrits dans cet article : évacuation de la sueur et pas de mauvaises odeurs persistantes. Alors je vous fais confiance pour fabriquer des sous-vêtements encore plus performants pour le sport à haute intensité.

  5. caflers

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